Le traitement médical

Le traitement des spondylolisthésis en l’absence de signes d’urgence est avant tout médical et non invasif. Le recours à une intervention chirurgicale est réservé au cas où les lombalgies deviennent extrêmement invalidantes et après un traitement médical bien conduit. Dans les cas extrêmement rares où les symptômes des membres inférieurs sont graves comme une paralysie ou un syndrome de la queue de cheval, une intervention peut être proposée en urgence.

Le traitement médical de la crise aigüe comprend :

  • Antidouleur avec parfois de la morphine.
  • Anti-inflammatoire.

Ce traitement est le seul ayant fait preuve de son efficacité.

On peut toutefois y associer des traitements supplémentaires :

  • Repos relatif (pas nécessairement couché).
  • Ceinture lombaire en phase aiguë.
  • Kinésithérapie après la phase aiguë.
  • Eviter le port de charge lourde.
  • Eviter les transports que ce soit en tant que conducteur ou passager.

Au-delà de 3 mois d’évolution des symptômes (phase chronique), le traitement est basé sur :

  • Antalgiques quotidiens.
  • Rééducation intensive par kinésithérapie 3 à 4 fois par semaine.

Parfois en balnéothérapie (en piscine). En effet, la diminution de pesanteur dans l’eau et donc du poids du corps sur le disque malade permet une rééducation sans douleur.

Cette rééducation est le principal traitement des lombalgies chroniques et est indispensable.

Son but est d’obtenir un gainage musculaire puissant autour de la colonne vertébrale. Ce maintien musculaire permet de soutenir et de diminuer les micromouvements du disque malade et donc de diminuer l’intensité des douleurs.

Environ 50% des patients bénéficiant de ce type de prise en charge ont une nette diminution de leurs douleurs et n’ont pas besoin d’avoir recours à une intervention chirurgicale.

  • Rééducation fonctionnelle en hospitalisation est parfois nécessaire surtout chez les patients jeunes.
  • École du dos, pour apprendre les mouvements et la manière d’épargner le dos.
  • Lutte contre le surpoids, mais sans régime restrictif, car il existe alors une perte de muscles équivalente à la perte de graisse.
  • Pas de port de ceinture lombaire au long cours qui affaiblit la musculature autour du rachis et donc augmente les lombalgies.
  • Conseils sur une hygiène de vie.

Si les lombalgies persistent, malgré une prise en charge médicale, une rééducation de 6 mois et qu’elles restent très invalidantes dans les actes de la vie quotidienne On peut alors envisager une prise en charge chirurgicale.